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On peut se demander si la collaboration de Joazar avec les romains ne l'avait pas rendu si impopulaire que Quirinius, une fois son but atteint, se débarrassa de lui. Une telle opération était de mauvais augure, et le seul fait que Josèphe ne nous fournisse aucun éclaircissement á ce sujet nous rend suspect son compte rendu. En outre, Quirinius nomma lui même son successeur Anan [Anás]: désormais, les romains se réservaient le soin de désigner le grand-prêtre du Peuple Élu. (Brandon 84)
Cet Ananus [Anás], le père, a été considéré comme l'un des plus heureux hommes du monde; car il jouit autant qu'il voulut de cette grande dignité, et eut cinq fils qui la possédèrent tous après lui. Ce qui n'est jamais arrivé à nul autre. (Ant XX, VIII)
Celui-ci destitua de la prêtrise Anan [Anás] et désigna comme grand pontife Ismael, fils de Phabi. Il le destitua peu après et investit du grand pontificat Eléazar, fils du grand pontife Anan [Anás]. Une année après, l'ayant également. privé de ses fonctions, il transmit le grand pontificat à Simon, fils de Camith. Celui-ci n'avait pas rempli cette charge pendant plus d'un an quand lui succéda Joseph, appelé aussi Caïphe [Caifás]. (Ant XVIII, 34)
Vitellius, arrivé en Judée, monta à Jérusalem au moment de la fête nationale appelée la Pâque. Reçu avec magnificence... Ayant ainsi agi par bienveillance pour le peuple, il dépouilla du sacerdoce le grand-prêtre Joseph appelé Caïphe et lui substitua Jonathan, fils du grand-pontife Anan. Puis il rentra à Antioche. (Ant XVIII, 90.95)
Vitelius, étant, allé á Jérusalem lors, de la fête de Paques, et y ayant été reçu avec de très grands honneurs, il remit aux habitants le droit que l'on prenait sur les fruits que se vendaient, et permit aux sacrificateurs de garder, comme autrefois, l'ephod et tous les ornements sacerdotaux qui étaient alors dans la forteresse Antonia, où ils avaient été mis à l'occasion de ce que vais dire.
Vitelius, pour obliger notre nation, le [le saint habit] remit alors, comme je l'ai dit, en la puissance des sacrificateurs, et déchargea le gouverneur de la tour du soin de le conserver. Il ôta ensuite la grande sacrificature à Caiphe [Caifás] pour la donner a Jonathas [Jonatán], fils d'Ananus [Anás], qui avait été aussi grand sacrificateur, et partit pour s'en retourner à Antioche. (Ant XVIII, 90-95)
Déférant à leur demande, il changea les résolutions qu'il avait prises à ce sujet. Ayant ordonné à ses troupes de marcher par la grande plaine (41), lui-même monta avec le tétrarque Hérode et ses amis à Jérusalem, pour sacrifier à Dieu pendant la fête nationale des Juifs qui y avait lieu. II y assista et fut reçu avec honneur par la foule des Juifs ; il séjourna là pendant trois jours et destitua de la grande-prêtrise Jonathas [Jonatán] pour la transmettre à son frère Théophile [Teófilo]. Le quatrième jour il reçut une lettre qui lui apprenait la mort de Tibère et il fit jurer par le peuple fidélité à Caïus. (Ant XVIII, 121-123)
Nous ignorons la raison pour laquelle Vitellius effectua ce changement, qui ne pouvait que rappeler une fois de plus aux juifs qu'en ce domaine aussi, la décision définitive appartenait aux romains. Le comportement de Vitellius dans cette affaire est bien étrange: à moins que Jonathan [Jonatán] n'ait commis quelque faute (dont nous n'aurions pas entendu parler), peut-être le légat l'a-t-il destitué parce qu'il s'avérait trop populaire auprès des juifs.
Le roi Agrippa ôta ensuite la grande sacrificature à Simon Canthara pour la rendre à Jonathas [Jonatán], fils d'Ananus, [Anás], comme l'en croyant plus digne. Mais celui-ci le pria de le dispenser de la recevoir. et lui parla en ces termes. "Je vous suis trop obligé, Sire, de me vouloir faire tant d'honneur- mais Dieu ne m'en jugeant pas digne. il me doit suffire d`avoir reçu une fois ce saint habit, et je ne pourrais maintenant le reprendre aussi innocemment que je fis alors. Que si votre majesté veut conférer cette dignité à une personne qui la mérite beaucoup mieux que moi et que sa vertu doit rendre beaucoup plus agréable à Dieu, je ne craindrai point de lui proposer mon frère". Une réponse si modeste toucha tellement Agrippa qu'il donna la grande sacrificature à Mathias [Matías], frère de Jonathas [Jonatán] (Ant XIX, cap. 6).
Les premiers des Samaritains se rendirent chez Ummidius Quadratus, gouverneur de Syrie, qui alors séjournait à Tyr ; ils accusèrent les Juifs d'avoir incendié et pillé leurs villages... Les Juifs déclarèrent que les Samaritains étaient responsables de la révolte et du combat, et plus encore Cumanus, qui avait été corrompu par leurs présents et n'avait fait aucun cas du meurtre de ceux qu'ils avaient tués. Quadratus, la cause entendue, remit sort jugement à plus tard, disant qu'il le rendrait public après avoir pris en Judée une connaissance plus précise de la vérité… Quadratus les fit mettre à mort et envoya à Rome enchaînés, avec leur entourage, le grand-pontife Ananias et le commandant Anan pour se justifier de leurs actes devant l'empereur Claude. II ordonna aussi aux principaux des Samaritains et des Juifs, au procurateur Cumanus et au tribun Celer de se rendre en Italie devant l'empereur pour voir juger par lui leurs enquêtes respectives... Claude envoya ensuite Félix, frère de Pallas, pour s'occuper des affaires de Judée. (Ant XX, 125-137)
La première de leurs victimes (des sicaires) fut le grand prêtre Jonathan [Jonatán]. Dans la Guerre (II, 256), Josèpne ne nous précise pas la raison pour laquelle ces extrémistes le supprimèrent; mais, par la suite, dans l'Histoire Ancienn (XX 1162-163), Josèphe nous avance une proposition étonnante: c'est Félix qui aurait machiné en réalité cet assassinat parce que Jonatham [Jonatán] l'importunait (il ne cessait de l'exhorter à montrer plus de justice dans son gouvernement). Selon Josèphe, Félix était convenu de ce projet avec les sicaires, par l'intermédiaire d'un ami du grand prêtre qu'il avait soudoyé (Brandon 129)
Al primero que [los sicarios] mataron fue al sumo sacerdote Jonatán, y después de él cada día morían muchos a manos suyas (BJ II, 256)
Félix était irrité contre le grand-prêtre Jonathan [Jonatán] parce qu'il était souvent, admonesté par lui, réclamant une meilleure direction des affaires de Judée ; car Jonathan ne voulait pas se voir lui-même chargé de reproches par le peuple pour avoir demandé à l'empereur d'envoyer Félix comme procurateur en Judée. Félix cherchait donc un prétexte pour se débarrasser de cet homme qui ne cessait de l'importuner, car des admonestations continuelles sont pénibles à qui veut commettre des injustices. C'est pourquoi Félix, par la promesse d'une grosse somme, décida le plus fidèle ami de Jonathan, un Hiérosolymitain nommé Doras, à faire attaquer et tuer Jonathan par des brigands. L'autre y consentant. machina de la façon suivante l'exécution de ce meurtre par les brigands. Certains d'entre eux montèrent à la ville comme pour adorer Dieu, avec des poignards sous leurs vêtements et, s'approchant de Jonathan, ils le tuèrent. (Ant XX, 162-164)
Vitellius se rendit à leur (les principaux de cette nation) priére, fit passer son arrnée par le Grand Champ et, accompagné du tétrarque Hérode [Herodes Antipas] et de ses amis, s'en alla á Jérusalem pour offrir des sacrifices áDieu au jour de la fête qui était proche, il y fut reçu avec de très grands honneurs et demeura trois jours.
Durant ce temps, il ôta la grande sacrificature à Jonathas [Jonatán) pour la donner á Théophile [Teófilo], son frère, et ayant reçu la nouvelle de la mort de Tibère, il fil prêter serment à tout le peuple de demeurer fidèle à Caius Caligula qui avait succédé à l'empire. (Ant XVIII, 121-123)
Après avoir accompli complètement toutes les cérémonies en l'honneur du Dieu, Agrippa dépouilla Théophile, fils d'Anan, du grand-pontificat et transmit sa charge à Simon, fils de Boéthos, surnommé Cantheras. (Ant, 297)
Quant au roi Agrippa, il priva du pontificat Simon Cantheras pour le rendre à Jonathan [Jonatán], fils d' Anan [Anás], parce qu'il le reconnaissait plus digne de cette charge. Mais celui-ci se voyait sans plaisir investi d'un tel honneur et il le refusa en ces termes … Le roi, satisfait de ces paroles, admira les dispositions de Jonathan et donna le grand pontificat à son frère Mathias. (Ant XIX, 313-316)
Ce prince (Agrippa I) ôta la grande sacrificature a Mathias [Matías] pour la donner á Elionée, fils de Citheus. Et en la troisième année de son régne, il célébra dans la ville de Césarée, que l'on nomnait autrefois, la Tour-de-Straton, des jeux solennels en l'honneur de l'empereur. (Ant XIX, 342-343)
Festus étant mort, Néron donna le gouvernement de la Judée à Albinus, el le roi Agrippa ôta la grande sacrificature à Joseph pour la donner à Ananus (Anán), fils d'Ananus (Anás)... Ananus (Anán), dont nous parlons maintenant, était un homme audacieux et entreprenant, et de la secte des Saducéens qui comme nous l'avons dil, sont les plus sévères de tous les juifs el les plus rigoreux dans leurs jugements. Il prit le temps de la mort de Festus et qu'Albinus n'était pas encore arrivé pour assembler un conseil devant lequel il fit venir Jacques, frère de Jésus, nommé Christ, et quelques autres, les accusa d'avoir contrevenu à la loi et les fit condamner à être lapidés.
Cette action déplut extrémement à tous ceux des habitants de Jérusalem qui avaient de la piété et un véritable amour pour l'observation de nos lois. Ils envoyérent secrétement vers le roi Agrippa pour le prier de mander à Ananus [Anán] de n'entreprendre plus rien de semblable, ce qu'il avait fail ne pouvant s'excuser. Quelques-uns d'eux allérent au devant d'Albinus, qui était alors parti d'Alexandrie, pour l'informer de.ce quí s'était passé et lui représenter qu'Ananus [Anán] n'avait pu, ni dû assembler ce conseil sans sa permision. Il entra dans ce sentiment, et écrivit à Ananus [AnánI, avec colère et avec menaces de le faire châtier. Agrippa, le voyant si irrité contre lui, lui ôta la grande sacrificature qu'il n'avait excercée que quatre mois et la donna à Jésus, fils de Damneus. (Ant XX, 197-203).
Si le récit -manifestement inexact- d'Hegésippe se fonde sur une réalité historique, on peut se demander si le grand prêtre Anan [Anán] qui exerça, comme nous l'avons vu, une répression contre le bas clergé, et provoqua ainsi une dissension, n'est pas par hasard à l'origine de cette situation. En l'an 62, en effet, qui fut un temps d'interrrègne, on -vit les zélotes redoubler d'activité à, travers tout le pays et corrompre le bas, clergé: dans ggce contexte, l'attente messianique du peuple juif, qui mettait cette fois tout son espoir en Jésus, a fort bien pu pousser Anan [Anán] à révoquer Jacques, le principal leader d'un mouvement qui menaçait l'ordre établi et les privilèges des hauts fonctionnaires juifs. Du moins, ce fut peut-être une des causes de son geste. (Brandon 216)
Personne ne manifestaift plus désormais aucune opposítion à la révolte; Josèphe raconte méme que les derniers juifs pro-romains prennaient maintenant part à l'effort national pour parer à l'attaque suivante (BJII, 562; Autobiog 2,4). On pouvait donc voir tous les groupes politíques juifs se rallier à la même cause: le maintien de la liberté toute neuve d'Israël, et voici qu'apparaissaient à leur tête certains membres de l'aristocratie sacerdotale, dont l'ex-grand prêtre Anan [Anán]. (BJ II 563).
Cuando regresaron a Jerusalén los que habían perseguido a Cestio, hicieron que se pasaran a su bando los partidarios que aún quedaban de los romanos, a unos por la fuerza y a otros por medio de la persuasión. Los reunieron en el Templo y nombraron un gran número de generales para la guerra. Designaron a José, hijo de Gorion, y al sumo sacerdote Anano [Anán] como la máxima autoridad de todos los asuntos de la ciudad y, sobre todo, se les encomendó reconstruir sus murallas. (BJ II, 562-564)
Ce passage est pour le moins confus. "Les poursuivants de Cestius, dit-il, qui s'étaient attaché le parti pro-romain, en usant à la fois de force et de persuasion, nommèrent des généraux supplémentaires. Ainsi Joseph ben Gioron fut-il preposé avec Anan [Anán] au contrôle suprême des affaires urbaines; ils étaient tout particulièrement chargés de faire surélever les murs de la cité. Attendu que les meneurs des poursuivants de Cestius étaient les zélotes ( ), selon II 541, cette nouvelle situation s'avère pour le moins inexplicable.
Los que eran considerados ciudadanos principales (oi` prou,cein auvtw/n dokou/ntej), Gorión, hijo de José, y Simeón, hijo de Gamaliel, incitaron a la gente, cuando estaba reunida en asambleas (e,n tai/j evkklhsi,aij), y de forma individual (katV ivdi,an), cuando acudían a visitarla, para que castigara de una vez a los destructores de la libertad (touvj lumew/naj th/j evleuqeri,aj) y para que limpiara (kaqa/rai) el Lugar Santo (to. a[gion) de estos homicidas (tw/n miaifo,nwn). Los sumos sacerdotes más famosos (oi` dokimw/tatoi tw/n avciere,wn), Jesús, hijo de Gamala, Anano [Anán], hijo de Anano [Anás], que muchas veces en las asambleas habían reprochado al pueblo, le instigaban contra los zelotes (toi/j zhlwtai/j). Estos malhechores se habían dado este nombre como si tuvieran celo (zhlw,santej) por realizar buenas acciones, y no por los tremendos crímenes que llevaron a cabo en exceso. (BJ IV, 159- 161)
Arenga de Ananus [Anán]
Mais quelque que fût cette multitude contre des gens si détestables, elle ne se préparait point à les attaquer, parce qu'elle les croyait trop forts pour pouvoir l'entreprendre avec succès. Alors le grand sacrificateur Ananus [Anán]...
Il (Joséphe) va même jusqu`à montrer le grand prêtre Anan [Anan] en train d'exhorter le peuple à anéantir ces zélotes, sans attendre que les romains viennent délivrer le sanctuaire de Dieu. (Brandon 162)
Adjetivos dedicados a los zelotes: scélérats, méchants, furieux, ennemis déclarés de ce qui mérite le plus d'être révéré, démons incarnés, nouveaux tyrans, sacrilèges, impies,
¿Por qué hay que vivir con un pueblo que no atiende a las desgracias y en el que ya no existe forma de oponerse a os males que han caído sobre ellos? Cuando os saquean, no os oponéis a ello; cuando os golpean, os calláis. Nadie se lamenta públicamente por los que han sido asesinados. ¡Ay, amarga tiranía! ¿Pero por qué critico a los tiranos? ¿No han crecido éstos por culpa de vuestra resignación? Pues vosotros no hicisteis caso de sus primeras reuniones, cuando aún eran pocos, y así aumentasteis su número con vuestro silencio… Soportad, soportad el ver pisoteados los lugares sagrados y no sufráis por sus excesos, vosotros que habéis facilitado a esa gente impía los escalones de sus audaces crímenes.
Pues, sin duda, ahora abordarían empresas mayores, si tuvieran para destruir algo más importante que el Templo. Dominan la parte más fortificada de la ciudad, ya que ahora se ha de considerar el Templo como una ciudadela o como una fortaleza… ¿Es que esperáis que los romanos vengan en auxilio de vuestros lugares sagrados?... Si no soportamos a los amos del mundo, ¿vamos a tolerar a los tiranos de nuestra propia nación? En el caso de que fuéramos vencidos por los romanos, ¡ojalá que estas palabras no lleguen a realizarse!, no tendremos que tolerar ya nada más duro que los males que esta gente nos está haciendo… Quizá la mayoría de vosotros está aterrada ante su número y su audacia, así como también ante la superioridad del lugar en el que están asentados. Pero de la misma manera que estos hechos han sucedido por vuestra desidia, así también ahora se agravarán si aplazáis más el problema…. Tened confianza en que, si vamos contra ellos, serán más humildes por su mala conciencia y el pensar en sus crímenes eliminará la ventaja de estar en un lugar alto. A lo mejor la Divinidad, airada, vuelve contra ellos sus golpes y los impíos serán destruidos por sus propias flechas… En caso de que nos sobrevenga algún peligro, es hermoso morir delante de las puertas sagradas y entregar la vida, no en defensa de nuestros hijos y mujeres, sino por Dios y por el Templo. Yo os ayudaré con mi consejo y con mi mano, y no dejaremos de preocuparnos por vuestra seguridad ni veréis que yo escamotee mi propia persona. (BJ IV, 163-192)
El pueblo se anima ("La muchedumbre gritaba para que les condujera contra aquella gente a quien él les había exhortado combatir") y Ananus [Anán] organiza el ataque. Después de las primeras escaramuzas entre "gente de la ciudad" y "zelotes" con ventaja para estos últimos, les "zelotes ya no resistieron más la presión y poco a poco se retiraron al Templo, donde entraron con ellos los hombres de Anano [Anán]. Ananus [Anán] no se atreve a pasar adelante ("A Anano [Anán] no no le pareció bien asaltar las puertas sagradas, sobre todo cuando aquellos les disparaban desde arriba. Pensó que sería un sacrilegio, aunque venciera, meter dentro a la multitud sin haberse purificado") y organiza los turnos del asedio por grupos de seis mil ("Todos estaban obligados a hacer guardia por turnos. Muchos judíos de clase alta pagaban a gente pobre y los enviaban a montar guardia en lugar de ellos") (BJ IV, 195-207)
A los idumeos les parecía un esfuerzo inútil ir contra el resto de la población, por lo que buscaban a los sumos sacerdotes y la mayoría de ellos se dedicaba a atacar a estas personalidades. Nada más capturarlos los mataban. Subidos sobre sus cadáveres se burlaban de Anano [Anán], por su benevolencia para con el pueblo, y de Jesús por sus palabras pronunciadas desde la muralla. Llegaron a tal extremo de impiedad que incluso dejaban los cuerpos sin enterrar, a pesar de que los judíos se preocupan tanto de las sepulturas que aun a los que han sido condenados a la crucifixión los descuelgan y los entierran antes de la puesta del sol… A los que poco antes habían llevado las vestiduras sagradas, habían presidido el culto universal y habían sido venerados por gente que de todo el mundo había venido a la ciudad, se les veía tirados, desnudos, para servir de comida a perros y bestias salvajes. (BJ IV; 315-324
No me equivocaría si dijera que la muerte de Anano [Anán] fue el comienzo de la toma de la ciudad y que desde aquel día fue derribada la muralla y aniquilado el Estado judío, cuando vieron que se degollaba en medio de la ciudad al sumo sacerdote que luchaba a la cabeza por su propia salvación. Pues, además de ser un hombre venerable y de una gran justicia, le gustaba tratar a las personas más humildes como si fueran sus iguales, a pesar de la importancia de su nobleza, de su dignidad y de su honor. Amaba sobremanera la libertad y era un enamorado de la democracia: ponía siempre el interés del público por delante de sus beneficios personales y prefería la paz por encima de todo. Sabía que era imposible vencer a los romanos. Y, sin embargo, se vio obligado a preparar la guerra para que, en caso de que los judíos no llegaran a un acuerdo, pudieran luchar con dignidad. En resumen, se podría decir que, si Anano [Anán] hubiera vivido, se habría llegado a un pacto, ya que era hábil para hablar y para persuadir al pueblo y ya esta convenciendo incluso a sus adversarios. O bien, en el caso que se hubiera continuado la guerra, los judíos habrían producido a los romanos un gran retraso a las órdenes de un general de esta naturaleza. (BJ IV; 318-321)
Ayant enlevé le grand-pontificat à Jésus, fils de Gamaliel, il le donna à Matthias, fils de Théophile, sous lequel commença la guerre des Juifs contre les Romains. (Ant XX, 223)
El pueblo llegó a tal punto de abatimiento y de terror, y los malhechores a tanta soberbia que incluso estuvo en sus manos el elegir a los sumos sacerdotes. Dejaron sin vigor el derecho de las familias, de las que se nombraban por sucesión a los sumos sacerdotes, y pusieron en este cargo a personas desconocidas… A estos males se añadió la burla, que era más insoportable que sus crímenes. Para probar el abatimiento del pueblo y hacer alarde de su fuerza se dispusieron a elegir por sorteo a los sumos sacerdotes, cuando, según hemos dicho, la elección era por sucesión hereditaria. La excusa para esta artimaña era una antigua costumbre, pues decían que ya antes la elección del sumo sacerdote era por sorteo. Sin embargo, en realidad se trataba de la eliminación de una norma muy consolidada y una estratagema para obtener el poder y ser ellos mismos los que designaran los cargos.
Mandaron llamar a una de las tribus pontificales, llamada Eniaquim, y eligieron a suertes al sumo sacerdote. El azar seleccionó a la persona que mejor puso en evidencia la ilegalidad de esta gente, un tal Fani, hijo de Samuel, de la aldea de Aftia, que no sólo no descendía de sumos sacerdotes, sino que por su incultura ni siquiera sabía con claridad qué era el sumo sacerdocio (BJ IV, 152-157)
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Miquel Sunyol sscu@tinet.cat 28 octubre 2008 Ültima modificació: 2 febrer 2011 |
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